La méthode «Quartiers Solidaires» est née d’une recherche-action menée à Bellevaux (Lausanne) et initiée conjointement par Pro Senectute Vaud  et la Fondation Leenaards. Repris, à Lausanne, dans le quartier des Faverges et Sous-Gare, le concept s’est ensuite diffusé dans les communes d’Yverdon, Prilly, Vallorbe, Nyon, Gland, Clarens, Renens et Ecublens. Cette méthode est depuis 2009 soutenue financièrement par le canton de Vaud pour inciter les communes à s’engager dans une telle démarche.
Les buts des démarches communautaires basées sur cette méthode sont de :
• développer le lien social et les solidarités entre les habitants d’un quartier
• rendre les habitants «auteurs et acteurs» de leur propre projet
• renforcer l’action des services sociaux et médicosociaux à travers une étroite collaboration

Le développement des démarches communautaires dans nombre de villes et villages, au cours des dernières années, a permis d’établir l’efficacité de la méthodologie « Quartiers Solidaires ». Celle-ci, mise en œuvre envers un public de seniors est souvent utilisée dans des projets plus vastes, dans des perspectives intergénérationnelles et interculturelles.

Lors du premier forum interrégional, le 2 novembre 2011, plus de 150 personnes se sont mobilisées. Issues des différents niveaux d’action – habitants, professionnels, institutions et pouvoirs publics, elles ont défini collectivement cinq centres d’intérêts principaux demandant une réflexion et un développement : la coordination partenariale ; l’autonomisation ; l’impact sur l’intégration sociale et les déterminants sociaux de la santé ; la formation ; et un élargissement vers une méthodologie tous publics. Ces thématiques ont donc fait l’objet d’un travail dans la plateforme 2012 pour laquelle RADIX a reçu un mandat de coordination des contenus et d’organisation.

La plateforme 2013 s’est centrée sur « la parole aux habitants » et a mis en évidence des « perles de quartiers » illustrant trois thèmes issus des travaux des années précédentes, sur l’organisation du lien entre les types d’acteurs, la mobilisation du tissu social et l’émergence d’acteurs ainsi que le projet communautaire comme une plateforme citoyenne (voir compte rendu).

L'édition 2014 propose de partir de la parole et des questions des pouvoirs publics. A partir de leurs objectifs lors du lancement d’une démarche de Quartier Solidaire, quels changements attendus ou inattendus avons-nous constatés au fil des années ? Préparée en collaboration avec la nouvelle Commission de Coordination Interrégionale (CCI), la plateforme à donné un espace pour réfléchir ensemble aux moyens de chacun pour pérenniser les nombreux éléments positifs mis en évidence à partir des types de changements observés dans les quartiers (voir compte rendu).

En 2015 les  «quartiers et villages solidaires» ainsi que les associations autonomisées ont travaillé sur la pérennisation de l’esprit communautaire. « pour que dure l'esprit communautaire » nous a invités à comprendre comment s’organisent les liens, d’une part dans le quartier et de l’autre entre le quartier et la vie communale. Un compte rendu vous en restitue les grandes lignes.

Depuis 2016, la plateforme est devenue nomade et s’installe chaque année dans une autre ville. Intitulée « Nos liens, notre réseau, notre force », à Prilly, trois ateliers de quartiers ont lancé le débat : Comment développer, élargir et renforcer les liens au niveau individuel ? Comment développer, élargir et renforcer les liens dans la communauté et la vie locale ? Comment utiliser le potentiel du réseau communautaire pour garder le lien et intégrer ?

En 2017, la plateforme s'est concentrée sur la présentation de six outils, encore au stade de projet, soumis à l’expertise des participants. Avec pour caractéristique commune de faciliter les solidarités de proximité, ces projets s’adressent à divers publics, personnes isolées comme habitants d’un immeuble.