Cadre et bases légales

Cadre
A l’adolescence, certains jeunes rencontrent des difficultés de sociabilité ou d’intégration, ou des problèmes psychiques ; beaucoup d’adolescents sont tentés par la consommation de produits psychotropes ou addictifs. Les problèmes de comportement empêchent les jeunes d’accomplir correctement leur «métier d’élève». Cela met le jeune, son entourage, les acteurs scolaires et les services spécialisés dans une situation complexe. Un traitement rapide des difficultés et la mise en place de mesures d’accompagnement peuvent s’avérer déterminant pour l’avenir des jeunes en difficulté.

La philosophie du Programme d’intervention précoce est d’englober tous les éléments interférant avec la santé : c’est bien une prise en charge globale que nous visons. En effet, les difficultés sont généralement multicausales et interdépendantes. Notre objectif est de soutenir les jeunes en difficulté et de leur permettre un développement sain, sans les stigmatiser. La démarche implique largement le corps enseignant, les autres acteurs scolaires et – autant que possible – les parents d’élèves dans le repérage de signes de mal-être chez les jeunes. L’établissement de formation est pris en compte en tant que cadre de vie dans son ensemble, et les situations de vulnérabilités sont considérées dans leur contexte. Un bon climat scolaire et le développement d’une culture d’établissement participative et transparente sont considérés comme une base indispensable à la réalisation d’un projet IP.

Bases légales
L’Office fédéral de la santé publique et la Haute Ecole Spécialisée de Travail social de Lucerne ont publié, en 2013, la brochure « Intervention précoce auprès des jeunes ». Elle reprend les bases légales pour les écoles et les communes, avec notamment un aperçu des questions juridiques sur le rapport entre les enfants, les parents, l’école et les différentes autorités. Les thèmes suivants sont présentés : le statut juridique des jeunes ; le devoir d’assistance, de collaboration et de discrétion comme bases de la coopération dans le domaine scolaire ; et les jeunes en danger – Collaboration entre l’école, l’autorité de protection de l’enfant et l’autorité pénale.